L'Afrique, championne de l'innovation jamais réalisée

L’Afrique et l’innovation (5)
 
L’Afrique, championne de l’innovation jamais commercialisée! C’est le titre d’un article que j’ai trouvé dans Jeuneafrique.com et dont je propose la lecture.
Auparavant, je voudrais vous livrer quelques éléments de réflexion rapides.
1) Depuis que j’ai commencé à réfléchir et à faire des recherches sur l’innovation en Afrique, je n’ai pas encore de trouvé de politique formelle de soutien aux innovations. Que des velléités et des actions isolées!
2) Dans le secteur que je connais le mieux, celui des télécommunications, la plupart des gouvernements se sont efforcés à amasser des sommes importantes par la vente de licences d’opérateurs mobiles, sans avoir une vraie vision de développement à long terme. Résultat: la plupart des pays sont encore largement en retard en matière d’accès à l’Internet et presque au degré “0” pour l’Internet haut et très haut débits. Le téléphone en Afrique a été et est mobile. L’internet en Afrique sera mobile ou ne sera pas. Les technologies pour le haut et le très haut débits existent: qu’attend-on? Il faut y aller maintenant pour éviter d’être des exclus de la vie et de l’économie numériques.
3) En matière de financement de l’innovation, j’ai constaté que dan la plupart des pays africains, c’était quasiment le désert. L’Afrique, peut-elle se développer sans innovations? 
 
A lire sur Jeuneafrique.com:

Merci et à bientôt

Banques et innovation

Je voudrais vous relater deux histoires bancaires qui ont été vécues par deux de mes amis cette semaine.
1) Le 1er est patron d’une PME qui est en train de réaliser une prestation pour une grande société de la place de Dakar. Pour terminer rapidement sa prestation et pouvoir facturer le solde de 8.500.000 FCFA, il a un besoin urgent de financement de 3.000.000 FCFA. Sa banque fait des histoires et se révèle incapable de lui accorder ce prêt de 3.000.000 FCFA dans des délais raisonnables.
Les mots de mon ami (en rouge dans son mail) à l’égard des banques sont très durs: ici la banque ne fait pas son boulot” . « Au Sénégal, les banques ne servent à rien du tout!!!”
2) Le 2ème est cadre dans une multinationale dans un pays francophone de la zone UEMOA (FCFA Afrique de l’Ouest). Pour un prêt de 6.000.000 FCFA u taux effectif de plus de 12% payable sur 2 ans, la banque, en plus des garanties habituelles (domiciliation de son salaire, police d’assurance, etc.), l’a obligé à ouvrir à un compte d’épargne bloqué: le montant mensuel de l’épargne représente plus 50% de la mensualité du prêt. Allez y comprendre quelque chose!
Ces deux exemples illustrent les difficultés qu’ont les ménages et les entreprises à se faire financer – à des coûts exorbitants-par les banques en zone UEMOA. Est-ce la même situation dans les autres zones pays d’Afrique? A voir.
Ces deux anecdotes m’emmènent à me poser un certain nombre de questions:
1) le conservatisme et la frilosité du secteur bancaire – en zone UEMOA- est-il compatible avec un financement de l’économie?
2) Dans ces conditions, n’est-il pas illusoire de penser à des financements innovants pour les start-ups et les entreprises innovantes? Quid du rôle de l’Etat?
Merci et à bientôt

Le prix de l'innovation pour l'Afrique 2013

L’Afrique et l’innovation (4)
 
Le prix de l’innovation pour l’Afrique a livré son verdict (http://africaninnovationnews.com/news-3/#news3): le vainqueur est l’équipe sud-africaine de chercheurs et entrepreneurs d’AgriPortein Technologies qui a développé une nouvelle source de protéines animales à partir de larves de mouches. Cette invention, qui a d’énormes chances de devenir une véritable innovation, devrait avoir un impact très positif sur la réduction du coût des aliments en Afrique par une baisse notable du coût de l’alimentation du bétail pour les fermiers et producteurs africains.
Le 2ème prix a été décerné à la start-up tunisienne Saphon Energy qui a mis au point une éolienne sans pales en vue de produire une énergie propre et rentable.
Deux inventions prometteuses et opportunes: elles apportent des solutions originales dans deux domaines prioritaires en Afrique, l’alimentation et l’énergie.
Au delà du prix (100000 USD pour le 1er et 25000 pour le 2ème) que les promoteurs ont reçu, j’espère qu’ils bénéficieront de l’accompagnement (financier notamment) nécessaire pour créer rapidement une activité rentable et durable à partir de leur invention.  
Merci et à bientôt