Afrique, Haut Débit et innovation

Le mardi 20 août 2013, le fondateur et patron de Facebook a annoncé le lancement du projet internet.org (www.internet.org) destiné à connecter les 2/3 de l’humanité (5 milliards de personnes) qui n’ont pas encore accès à l’Internet. Compte de l’immensité de la tâche, Facebook s’est associé d’autres géants des TIC (Ericsson, Mediatek, Nokia, Opera, Qualcomm et Samsung) pour mener à bien ce projet philanthrope et intéressé. Cette importante initiative, qui fait écho au projet Loon de Google auquel j’ai consacré mon article du 22 juin dernier et qui s’appuie essentiellement sur le mobile, a pour objectif de relever 3 principaux défis : – faciliter l’accès à l’Internet par une action sur les coûts (utilisation des réseaux, smartphones low cost) et la desserte des zones géographiques éloignées et/ou isolées ; – améliorer l’efficacité de la transmission des données dans les réseaux, notamment en investissant dans le développement de nouveaux outils et méthodes de compréhension des données ; – promouvoir, développer investir dans de nouveaux modèles d’affaires et de nouveaux services pour permettre au plus grand nombre de se connecter à l’Internet. Ce nouveau projet lancé des acteurs majeurs des TIC, après celui de Google, suscite en mois quelques réflexions : 1) Les opérateurs de télécom, dont les infrastructures seront peu ou prou utilisées dans ce genre de projets, semblent être marginalisés par ces nouveaux géants qui pondent et couvent leurs œufs leur nid: aucun d’entre eux n’est partie prenante de ces initiatives. Pour survivre, ils doivent rapidement reprendre la main ; 2) « Connecter les non connectés » semble être devenu une affaire intéressante, car, malgré les professions de foi, ces projets n’ont pas qu’un but humanitaire. C’est un puissant relais de croissance future pour tous ces grands acteurs de l’économie numérique. Répondant à une question sur Google et les supposés bénéfices que la connexion à Internet peut apporter aux populations déshérités, Bill Gates disait récemment : « quand vous êtes en train de mourir de paludisme et que vous regardez le ciel et voyez un ballon, je ne suis pas sûr que cela puisse vous être d’un quelconque secours. Lorsqu’un enfant a la diarrhée, aucun site web ne peut le soulager. Je crois très fortement à la révolution numérique : connecter des centres de santé, des écoles, c’est une bonne chose. Mais toutes ces choses ne sont pas vraiment pour les pays très pauvres tant que ne vous luttez pas en même temps contre le paludisme ». Je suis d’accord avec lui : il faut démythifier l’Internet tout en restant un fervent partisan de son utilisation massive et volontariste dans tous les domaines d’activité ; c’est un accélérateur de développement, mais pas une panacée ; 3) L’Afrique officielle semble être absente de toutes ces initiatives, trop silencieuse. Qu’attendent l’UA (NEPAD ?), la CEDEAO, la SADDC pour lancer des initiatives d’inclusion numérique réalistes, réalisables et à fort impact sur la vie des populations africaines ; 4) Toutes ces initiatives, pour importantes qu’elles sont, semblent s’en tenir à apporter les moyens techniques et technologiques d’accès à l’Internet : réseaux d’accès aux zones les plus reculés, terminaux d’accès à bas coût. Mais il est très peu fait état des contenus, notamment ceux destinées à ceux qui ne savant ni lire, ni écrire. C’est vrai que ces nouveaux moyens d’accès permettront tous les usages possibles et imaginables ; mais pour qu’ils soient vraiment bénéfiques au plus grand nombre et qu’ils aient un véritable impact positif sur nos sociétés et nos économies, c’est dès maintenant qu’il faut commencer à concevoir à développer les services et applications vocaux et vidéos à base de contenus africains. Il est encore temps pour l’Afrique de jouer sa partition pour ne pas rater le train de la révolution numérique. Merci et bonne journée

La nature comme source d’inspiration de l’innovation

La nature comme source d’inspiration de l’innovation
 Je voudrais partager avec vous cet intéressant article sur le biomimétisme (http://blog.surf-prevention.com/2013/08/11/biomimetisme/) qui traite de l’innovation inspirée par la nature. Les exemples qui l’illustrent relèvent principalement des domaines technique et scientifique. Mais, je reste persuadé que l’observation attentive de la nature pourrait également nous inspirer dans d’autres domaines tels que la gestion de l’économie, l’organisation de la société, la préservation de l’environnement. C’est un vaste champ de recherche pour rendre la vie meilleure et assurer la survie de notre espèce.
 Merci et bonne journée.